En Quête

En Quête

Prologue : Voici une nouvelle que j’ai écrite pour un concours organisé par DDK éditions sur le thème du Transhumanisme. J’ai voulu abordé le thème sous un angle original et à contre-courant des hypothèses que l’on a aujourd’hui sur le futur où la technologie est une évidence.

Bonne lecture 😉


En Quête

Eveil

Je devais amener mon père à l’hôpital, rien de catastrophique cette fois-ci, juste une visite de contrôle avec le chirurgien énergétique.

« Bonjour Docteur.

  • Bonjour à vous messieurs, comment allez-vous André depuis votre dernière visite ?

Mon père hocha la tête pour signifier que tout allait bien.

  • Bien, les choses suivent leur cours, répondis-je en plus de mon père incapable de formuler de longues phrases.
  • Veuillez-vous asseoir, nous allons discuter du projet dont vous m’avez fait part au téléphone Paul. »

J’aidai mon père à s’asseoir et me mis en posture d’écoute pour le docteur Stein.

« Vous savez, Paul, tout le respect que j’ai pour vous et votre père. J’ai aussi étudié votre idée mais elle déroge aux lois de ce pays, répondit le docteur d’une voix typiquement hospitalière, à la fois compatissante et insensible.

  • Je connais les lois en vigueur mais vous ne pouvez nier qu’en Allemagne ils obtiennent de biens meilleurs résultats grâce à la nanotechnologie, répondis-je en affirmant mes convictions.
  • Je ne peux vous laisser dire cela et je me demande où vous avez pu trouver de telles fausses informations. Nos soins fondés sur l’âme sont bien supérieurs à cette supposée médecine matérialiste.
  • C’est faux docteur et vous le savez. En Allemagne les gens victimes d’AVC sont entièrement guéris dans la semaine grâce aux nouveaux procédés de biotechnologie.
  • Vos propos sont entièrement faux et je ne me doutais pas que la fausse croyance en la technologie s’était si bien ancrée dans votre cerveau Paul. Vos propos sont déstructurants pour votre père. Vous savez très bien que tout ce qui nous arrive est la conséquence nos choix présents ou de nos vies antérieures, me lança le docteur en me toisant de sa supériorité hiérarchique.
  • Ne pouvez-vous donc pas admettre, pour le bien d’un patient, que toute cette médecine dite énergétique n’est qu’une supercherie, une honte à l’intelligence humaine ?
  • Taisez-vous, on croirait entendre les opposants à notre gouvernement. Ridicule, ce que vous dites est ridicule. Si vous préférez considérer le corps humain, sacré, comme un sac de viande, faites ce que vous voulez, mais laissez votre père entre de bonnes mains pour son équilibre prânique !
  • Jamais, plus jamais. Vos soins sont inutiles, trois ans sans le moindre résultat. Si vous ne voulez pas nous soutenir dans notre démarche, alors nous le ferons sans vous, lui répondis-je avec une certaine colère dans la voix !
  • Non, je ne vous laisserai pas emmener votre père dans votre fausse croyance. Je vais signaler votre cas aux autorités compétentes. Vous énergie est bien basse Paul, vous me décevez.
  • C’est vous qui me décevez docteur Stein et je vais vous prouver que vous avez tort, lui dis-je en commençant à aider mon père à se lever.
  • Nous verrons Paul. Je continuerai à prier pour vous malgré votre manque de foi, me répéta-t-il pendant que je quittais son cabinet, mon père à mon bras. »

Je repartai du centre de soins énergétiques et alluma la radio de ma voiture électrique. Les ondes étaient devenues répétitives depuis la révolution de 2032, jour où les écologistes, mâtinés de courants alternatifs notamment en médecine, avaient pris le pouvoir par la rue quand le peuple en avait eu assez du capitalisme et de la productivité.

De belles promesses, certaines tenues d’autres non, et parfois aux résultats inattendus. Sur l’économie, la situation s’était améliorée ; moins de travail, plus de réparation et de recyclage, moins de pollution. En revanche au niveau des libertés, la France n’avait plus rien à voir avec ce qu’elle avait pu être et les États démocratiques ne manquaient pas de la lui rappeler. Un Président soumis à l’avis du Conseil des Guides formé de gens à l’âme supposément très élevée, l’interdiction de la manipulation génétique, de la robotique, de la grossesse par procréation assistée, de l’insémination in vitro, de l’homosexualité et bien sûr, l’interdiction d’utiliser le mot ou de défendre des idées transhumanistes.

Le transhumanisme, qui avait conquis de nombreux pays développés d’après les informations que j’avais eu sur le Dark Net au prix de nombreux efforts, était l’ennemi philosophique et politique du gouvernement en place. Pourtant cette recherche de la perfection de l’âme par des rites toujours plus complexes et absurdes pour dépasser sa condition matérielle humaine, me faisait bien penser à un anti-transhumanisme, sorte d’alter égo comparable dans le but mais radicalement opposé dans la forme.

L’un se détache du matériel pour élever l’âme et donc accroitre les facultés psychiques de l’Homme.
L’autre se concentre sur le matériel et ignore le spirituel, pour augmenter le corps et les facultés physiques et intellectuelles de l’Homme.

Dans tout cela, ce que j’avais pu lire en provenance d’Allemagne ou du Royaume-Uni confirmait mon intuition, que ces idéologies étaient encore des illusions qui faisaient courir l’Être Humain, mais qu’au moins le transhumanisme scientifique permettrait d’améliorer la vie de mon père.

J’en avais discuté avec lui et il partageait, bien que silencieusement, mon point de vue. J’avais déjà préparé nos valises pour le voyage que nous nous apprêtions à faire et la réponse du docteur n’était pas une surprise. L’Allemagne était notre objectif, j’avais économisé 20 000 Euros-Bismarck pour payer les soins dont aurait besoin mon père sur place. Il fallait réussir à passer la frontière et à échapper à la police de l’alignement comme ils l’appelaient.

Je chargeais nos deux valises dans le coffre, pris nos papiers et vérifiai qu’aucun voisin ne nous avait vu. J’aidai mon père à s’installer côté passager, à boucler sa ceinture puis m’installai de mon côté pour démarrer la voiture. Il était 17h, nous devions arriver à la frontière avec l’Allemagne vers 23h sans prendre les autoroutes, trop surveillées.

J’allumai la radio pour suivre l’actualité et un éventuel signalement nous concernant. Deux semaines auparavant j’avais fait repeindre la voiture en rouge sans mettre à jour la carte grise, la police chercherait donc une voiture bleue, c’était ça de gagner si la situation se détériorerait.

Radio Harmonie, la radio officielle pour une actualité positive et bienveillante. A écouter le présentateur tout allait bien et quelques minutes de Yoga ou de Sophrologie suffiraient à égayer votre journée et à accroitre vos facultés psychiques. Personnellement l’accident de mon père et l’incapacité de ces médecins énergéticiens à améliorer sa santé m’avaient détourné de leurs croyances futiles. Quand j’ai découvert le mensonge dans lequel ce pays vivait, les résultats formidables de la médecine chez nos voisins, il m’a fallu quelques jours pour m’en remettre.

Dans cette société écolo-énergétique, on obtenait une belle carrière non pas grâce à ses compétences professionnelles mais grâce à l’élévation de son âme mesurée par les Guides. Les Guides étaient nos prêtres et procuraient leurs enseignements de la crèche au cimetière. Mauvais karma, traumatisme infantile, chakra déréglé, tout était bon pour vous mettre dans une posture de déviant.

Je baissai donc le volume de la radio pour ne pas avoir à entendre leur propagande. Après deux heures de route mon père s’était endormi, la journée avait été fatigante pour lui.
J’entendis mon nom à la radio.

 » Alerte enlèvement pour André Roton, quinquagénaire handicapé suite à un AVC, habitant les environs d’Orléans, kidnappé très certainement par son fils Paul Roton. Leurs photos sont visibles sur notre site dédié. Si vous avez un indice, veuilles appeler le … »

« Merde » dis-je dans la voiture, réveillant pour quelques secondes mon père. Ce salaud de chirurgien m’avait balancé aux autorités sans rien attendre. Seulement quatre heures s’étaient écoulées depuis le rendez-vous et j’avais déjà la police qui me recherchait. Je n’avais plus qu’à espérer tomber sur un poste de douane non surveillé ou au moins non fermé.

J’imaginais déjà leurs médiums prendre nos affaires personnelles dans leurs mains, pour ensuite essayer de nous localiser sur une carte avec leur pendule. Mais ça c’était la façade puisqu’en réalité ce gouvernement était doté de l’un des meilleurs services de renseignements au monde, avec une intelligence artificielle dédiée à la traque des opposants politiques. Technophobe pour les besoins politiques, technophile pour conserver son pouvoir. Cette puissance technologique m’inquiétait bien plus et je savais que même les petites routes étaient surveillées par des caméras de surveillance, sans oublier l’ordinateur de bord de ma voiture qui pouvait devenir un vrai mouchard.

21h, on arriva dans les environs de Reims. Il me fallait faire une pause, ne serait-ce que pour mon père qui supportait mal les positions immobiles des heures d’affilées. Je garai la voiture dans un emplacement pour pique-nique à l’écart de la route, caché des regards, il n’y avait personne, tant mieux.

Le signalement tournait toujours à la radio, sur toutes les radios, et le cœur agité je pris le temps de manger, laissant le temps à mon père de marcher un peu…

Une voiture, des reflets bleus et rouges ondulants dans les feuilles des arbres au crépuscule, je pressai mon père de s’installer dans la voiture. Ce véhicule passa son chemin et les reflets de couleur disparurent mais c’était la police, cette route était donc activement surveillée, il me fallait modifier mon itinéraire.

J’attendis quelques minutes avant de démarrer ; cette voiture de police ferait-elle demi-tour, m’attendait-elle au détour d’un virage ? Il me fallait prendre le risque, je pouvais emprunter un chemin annexe trois kilomètres plus loin. Ce fut ma plus mauvaise décision.

J’arrivai au croisement avec ce chemin quand, au moment de tourner deux phares puissants s’allumèrent dans les buissons en face de moi. Un puissant moteur de 4×4 résonna et étouffa facilement celui de ma citadine électrique. J’accélérai pour fuir, les amortisseurs encaissaient du mieux qu’ils pouvaient les cailloux et bosses pour lesquels ils n’étaient pas conçus. Mon père, inquiet, observait notre poursuivant dans le rétroviseur.

Les gyrophares s’allumèrent et retentirent tout autour de nous. C’était certainement un véhicule de la police de l’alignement et il nous rattrapa rapidement avant de coller mon pare-chocs arrière.

Je poussai au maximum le moteur électrique de ma voiture, celui du 4×4 rugissait comme pour effrayer ma petite citadine. Puis le haut-parleur :

« Arrêtez-vous immédiatement ! »

« Jamais », répondis-je à voix haute dans la voiture. Je demandai à mon père d’ouvrir la boîte à gants et il me regarda surpris, un pistolet s’y trouvait. Je le pris de la main droite et le posai sur mes cuisses, il était chargé et prêt à faire feu. Jamais je ne m’arrêterai, je ne supportais plus ce pays, ce gouvernement, leurs lois et croyances.

Le 4×4 frappa l’arrière de ma voiture, me faisant déraper légèrement sur le chemin terreux. Il me restait seulement 500m à parcourir avant de rejoindre une route normale où mon véhicule serait plus à l’aise.

Le 4×4 frappa à nouveau, plus fort, et nous fîmes un rapide tête-à-queue. Sous le choc de la rotation, je réagis trop tard pour redémarrer le véhicule avant que le 4×4 ne se positionne pour bloquer la route. Je regardais dans le rétroviseur, les deux policiers descendaient de leur véhicule, pistolets en mains.

« Les mains sur le volant, maintenant ! »

Ils me visaient, j’étais clairement la cible identifiée. Mon père le comprit et prit l’arme pour la cacher sous son bras droit handicapé. Ils s’approchèrent, un de chaque côté du véhicule.

« Vous êtes en état d’arrestation pour kidnapping et tentative d’émigration, donnez-moi vos papiers. »

Je lui tendis doucement ma carte grise et mon permis de conduire qu’il saisit violemment. Il prit un court instant pour vérifier leur exactitude et mon père profita de cette courte baisse de vigilance pour tirer sur son collègue. Le coup lui traversa la jambe et j’en profitai pour accélérer. Ces voitures électriques avaient l’avantage de démarrer immédiatement et sans rechigner.

Deux balles traversèrent la vitre arrière puis le policier prit son téléphone pour appeler des renforts.

Ma tête tambourinait et mes capacités de réflexion étaient diminuées. Je ne savais plus quoi faire ; comment pouvions-nous passer la frontière avec un policier blessé ? Il nous fallait changer de véhicule et vite.

Une fois revenu sur la route initiale, j’entrepris de trouver et d’arrêter le premier véhicule que je croiserais. Par chance un monospace croisa notre chemin et je fis immédiatement demi-tour afin de l’immobiliser. C’était une femme seule avec son enfant et je pleurais intérieurement à l’idée de déchainer tant de violence contre une vie innocente. Contrains, je la menaçai de mon arme pour qu’elle quitte son véhicule. Elle détacha son jeune enfant de son siège auto et je lui ordonnai d’entrer dans notre voiture. Une fois mon père installé, je démarrai en trombe pour reprendre la route en direction de l’Allemagne. Elle donnerait sûrement notre signalement mais cette voiture à essence nous procurerait plus de puissance.

Une heure s’écoula avant que les gyrophares refassent leur apparition, cette fois-ci en nombre. Il nous restait trois heures de route avant l’Allemagne, jamais nous n’y arriverions.

J’entendais un hélicoptère haut dans le ciel, et deux voitures de police nous prirent en chasse après nous avoir attendues à un croisement. Toutes les radios suivaient en direct notre course-poursuite, le pays tout entier pouvait commenter notre folie, notre dangerosité et notre ignorance.

Je connectai mon téléphone sur une application interdite destinée aux opposants politiques de tous pays. Je souhaitais que des gens de par le monde puissent suivre notre aventure, puisse témoigner de la répression qui était en vigueur en France. Je posai ensuite mon téléphone sur le tableau de bord, à la place du GPS, afin de retranscrire en vidéo les événements, de mon point de vue.

Une voiture de police remonta sur ma gauche et le passager sortit son pistolet et tira en direction des pneus. J’accélérai encore plus pour mettre de la distance et les virages devenaient de plus en plus difficiles à négocier. L’hélicoptère avait braqué son faisceaux lumineux sur notre véhicule et ne nous lâchait pas une seconde.

La voiture de droite remontait aussi et donna un léger coup sur mon flanc arrière-droit. À cette vitesse notre voiture prit rapidement un angle à 20 puis 35° et j’en perdis le contrôle. J’avais le choix entre contre-braquer pour filer tout droit vers le fossé (avec le choc qui s’ensuivrait) ou laisser la voiture pivoter avec le risque d’amorcer plusieurs tonneaux. Je repris rapidement mon portable pour le garder contre moi et laissais la voiture pivoter sur elle-même. Une fois à 60° je pus voir le visage ébahi d’un policier qui comprit que notre véhicule allait devenir notre cercueil.

La voiture décolla de ses roues droites et commença un léger vol. Je vis la route pour la première fois la tête à l’envers, mon père à côté de moi s’était mis le plus possible en boule pour amortir les chocs. Moi je protégeais mon téléphone, 8 000 spectateurs maintenant, 8 000 résistants à travers le monde qui enregistraient les événements. Notre mort serait le témoignage de l’absurdité des lois de ce pays.

La voiture se retourna, encore et encore, et la carrosserie se resserrait autour de nous. Je pouvais déjà sentir des hématomes se former sur mon corps et j’avais du mal à respirer avec les airbags qui venaient de se gonfler. Le monospace termina sa course sur le dos, près du fossé qui séparait la route du champ agricole.  Mon père ne réagissait plus et du sang coulait sur sa joue gauche, me concernant un morceau de vitre s’était planté dans ma gorge et j’avais du mal à respirer. Je parvins seulement à regarder mon téléphone avant de m’évanouir, 25 000 spectateurs…

 

Renaissance

J’entendis un bip sonore et la lumière était éblouissante. J’étais sur un lit, les draps étaient blancs ainsi que les murs. Une télévision retransmettait une émission et une femme entra, elle ne m’adressa pas la parole, se contentant de vérifier la machine qui faisait BIP au-dessus de ma tête. Je m’évanouis à nouveau, l’air me semblait lourd.

Cette fois-ci je fus réveillé, une main puissante me secouait le bras droit. Toujours autant de lumière et toujours du mal à respirer. La télévision était éteinte. Je reconnus le visage de mon père. Il bougeait… les deux bras et me… parlait. Une hallucination, cela ne pouvait être qu’une hallucination, nous étions morts lui et moi dans cet accident de voiture. J’avais du mal à comprendre ce qu’il me disait, à discerner les syllabes, normal pour une hallucination puisque j’étais mort ! Je m’évanouis à nouveau.

La troisième fois, ma vision était plus clair et la lumière moins crue. Je voyais des images de l’accident à la télévision avec un texte qui défilait :

« Changement de gouvernement après les événements du Printemps dernier… »

Quelle était la date d’aujourd’hui ? Quel gouvernement ? Quel changement ?

Mon père entra, debout, vaillant, sans aide et il me regarda avec beaucoup d’amour. Je compris que cela n’était pas une hallucination, je n’aurais pu imaginer une telle chose, autant de détails. Une larme coula sur ma joue du fait de le voir de nouveau ainsi, entier.

Il s’assit sur mon lit à ma droite et me raconta les événements survenus depuis notre accident. Six mois s’étaient écoulés, six mois de coma pendant lesquels il avait pu recevoir les soins que j’avais voulu lui offrir.

Après cet accident, les autres pays européens et surtout l’Allemagne, poussés par leurs citoyens, mirent une telle pression sur le gouvernement français que ce dernier accepta de nous transférer. L’Allemagne nous accorda alors la citoyenneté au titre d’opposants politiques victimes de persécution. Mon père se vit offrir les soins nécessaires et bénéficia des progrès en médecine qui nous étaient interdits en France. Moi-même je survécus uniquement grâce à la reconstruction de ma gorge grâce à une résine artificielle.

Le gouvernement français ne put tenir longtemps et une révolution éclata, soutenu par des milliers d’opposants exacerbés et de français expatriés.

Moi je devais encore prendre le temps de guérir, les médecins souhaitaient vérifier l’état de mon cerveau à cause du coma. J’aurais ensuite le temps de découvrir ce pays, de découvrir une autre transhumanité, celle de la technologie.

2 réflexions sur “En Quête

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