Pandora

Prologue : Pandora est une fanfiction écrite dans le cadre d’un concours organisé par Short Edition. Connaissant peu l’univers Harry Potter, ce concours a été un défi, celui d’inventer une histoire dans un univers riche que je connaissais peu. J’ai donc trouvé une histoire qui me plaisait et me semblait exiger peu de connaissances pointues.

Bonne lecture 😉


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Pandora

« Luuuunaaaaaaaa »

« Luuuuuuuuunaaaaaaaaaaaaaaaaaa »

« Oui, qui est-ce ? »

Luna était encore allongée sur son lit, les yeux mi-clos. Elle venait de s’entendre poser cette question en sortant d’un rêve profond. Une silhouette, des paroles dont elle n’avait aucun souvenir.

Mais son prénom, quelqu’un l’avait prononcé et ce n’était pas dans son rêve. Elle avait entendu une vraie voix, proche, toute proche.

Elle tourna la tête vers la porte de la chambre, au bas de la porte une ombre, sembla-t-il, partit en un coup de vent. Intriguée, Luna enfila ses chaussettes et ferma sa chemise de nuit. Elle marcha d’un pas léger vers la porte et retint sa respiration pour y plaquer son oreille. Il n’y avait pas de bruits dans le couloir.

Après une courte hésitation, elle ouvrit la porte et s’engagea dans le couloir. Il y faisait un peu froid par cette nuit d’automne, l’ombre, enfin une ombre de lumière, disparut immédiatement à l’angle d’un couloir.

Luna hésita, elle ne sentait pas de danger mais devait-elle prendre sa baguette ? Depuis qu’elle était arrivée l’année dernière, elle avait toujours entendu les professeurs rappeler sans cesse aux élèves de toujours avoir leur baguette avec eux. Elle regarda vers son bureau…

« Luuuuunaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa »

Elle ne put résister et se dirigea à l’endroit où l’ombre avait disparu, à petit pas, pas entièrement confiante mais décidée à aller de l’avant.

Au croisement, elle prit une profonde inspiration avant de pencher la tête, l’ombre-lumière était là, dans le couloir suivant, toujours près d’un croisement. Elle crut voir un sourire avant que cette dernière ne s’engouffre dans un nouveau couloir. Luna se prit au jeu et, confiante, se dirigea à l’endroit où il y avait l’ombre-lumière, par petits bonds. Ce petit jeu continua sur quelques couloirs, quand Luna entendit le miaulement sournois de Miss Teigne.

Elle hésita, l’ombre-lumière lui faisait maintenant signe de la main, une main floue, mais Miss Teigne l’avait repéré, Rusard ne tarderait pas. Elle ne voulait pas être ramenée dans sa chambre par ce vieux bonhomme râleur. Mais l’ombre-lumière…

Elle prit la décision de continuer, elle ne savait pas vraiment pourquoi mais elle le devait. Elle accéléra le pas, regardant derrière elle, en suivant toujours l’ombre-lumière.

Puis des pas d’homme se firent entendre, c’était sûrement Rusard, et un autre miaulement espiègle, derrière elle. Elle accéléra encore le pas et l’ombre-lumière se prêtait au jeu, les couloirs défilaient et elle perdait petit à petit son orientation. Les escaliers et les couloirs s’enchainaient, elle ne pouvait plus faire demi-tour.

Un tapis l’arrêta dans sa course, il souleva l’un de ses bords et la fit trébucher. S’en suivit un petit rire poussiéreux. Elle entendit rapidement les pas de Rusard, au loin, et pesta contre le tapis en se relevant, ce dernier ne cessant pas de ricaner dans sa poussière. Elle reprit sa course d’un pas léger vers l’ombre-lumière. Cette dernière passa alors à travers un mur et Luna s’arrêta devant pour y chercher un mécanisme.

Rien, il lui fallait faire vite, elle pouvait entendre le souffle de Rusard, elle sentait son humeur désagréable venir sur elle.

 

Elle voyait de la magie sur le mur, il y avait quelque chose. Des petites bulles de lumière scintillaient et flottaient dans l’air. Elle ne trouvait cependant pas l’ouverture, pressée par le souffle de Rusard et les miaulements de sa terrible chatte. Avant d’être repérée, elle décida de trouver une cachette pour qu’il la laisse tranquille.

Elle quitta le bord magique du mur et essaya d’ouvrir les portes voisines. L’une d’entre elle, à sa grande surprise, n’était pas verrouillée. Elle entra dans la pièce sombre et referma doucement derrière elle. Elle recula et heurta des objets, elle sentit plusieurs bâtons contre son dos. L’un d’eux illumina sa pointe.

« Oui, c’est l’heure du ménage, d’accord.

  • Non, non, pas le ménage, pas tout de suite, leur dit-elle en écartant les bras pour les retenir.
  • Si, nous sommes en retard, les professeurs ne vont pas être contents.
  • Non s’il-vous-plaît, plus tard, les professeurs dorment, c’est la nuit.
  • Olala, déjà la nuit, on aurait dû commencer il y a longtemps. »

Les balais-chanteurs allumèrent leurs pointes et se mirent en ordre de marche. Ils avançaient sur leurs poils et esquivaient adroitement les bras de Luna. Elle en profita pour se cacher au fond de la pièce, derrière un sac de toile. Les balais-chanteurs sortirent et se mirent à chantonner leur air favori tout en retirant la poussière du sol.

« Nous sommes les balais-chanteurs

Avec nous les tapis sont songeurs

La poussière, nous sommes les mangeurs

Tout ceci pour les Professeurs

Et leurs élèves ces chapardeurs

Tous comptent sur les balais-chanteurs

Pour effacer du présent leurs erreurs. »

 

L’air chanté faisait un vrai vacarme dans le couloir et résonnait loin dans Poudlard. Luna entendit Rusard qui de sa grosse voix essayait de renvoyer les balais dans leurs placards. Mais ces derniers, en ouvriers rebelles, prirent un malin plaisir à se séparer pour fuir dans toutes les directions.

Un miaulement de Miss Teigne résonna juste devant la porte de la pièce où était cachée Luna. La chatte sentait quelque chose, une odeur, une odeur d’élève qui ne dort pas !

Mais c’était sans compter sur la malice d’un balai-chanteur qui prit un certain plaisir à ébouriffer les poils du chat, ce dernier crachat contre le balai avant de partir en courant. Le balai tapa ensuite contre la porte, à plusieurs reprises. Rusard semblait loin et Miss Teigne en avait certainement assez vue pour la nuit, une bonne toilette lui était nécessaire pour lustrer sa fourrure.

Luna se releva et ouvrit doucement la porte. Le balai-chanteur se pencha sur elle.

« Vient, suit moi, je peux ouvrir l’endroit où ton ami t’attend. »

Luna suivit le balai et ce dernier émit un petit bruit particulier qui eut raison du mur. Ce dernier laissa apparaitre un petit passage, juste suffisant pour une adolescente légère comme Luna.

« Merci », lui répondit Luna.

Elle fila rapidement dans cet étroit couloir, l’ouverture se refermant immédiatement derrière elle.

L’ombre-lumière l’avait attendue, elle était là, au bout du couloir, dans une petite pièce à la décoration très féerique. Luna s’approcha et découvrit plus en détails les lieux. Il y avait une boule de cristal sur un petit autel, des petites fioles contenant des potions, des tableaux représentant des paysages merveilleux. L’endroit était magique, les reflets de lumière sur les couleurs donnaient une atmosphère irréelle, comme un rêve.

« Luuunnaaaaa, mets tes mains sur la boule de cristal.

  • Mais qui êtes-vous ?
  • Un simple messager.
  • Pourquoi êtes-vous venu pour moi ?
  • C’est à toi de le découvrir, je ne suis qu’un messager sans message.
  • Alors qui vous a envoyé ?
  • Un être qui t’es cher Luna, très cher. »

Luna s’approcha de la boule de cristal et posa d’abord ses mains à côté, sur l’autel. Elle regarda la boule pour essayer d’y apercevoir quelque chose mais rien n’était visible. L’ombre-lumière disparut sans un mot, par le plafond, comme aspirée. L’endroit était maintenant calme, serein et aucun bruit ne provenait du couloir.

Luna posa ses mains sur la boule de cristal. La boule vira au rosé puis au rouge tout en chauffant. L’attention de Luna fut captée par la boule de cristal, elle regardait les changements de couleurs et sentait ses mains se réchauffer à son contact. Puis elle quitta la pièce, elle se trouvait maintenant avec sa mère lors de l’accident qui provoqua sa mort. Elle était dans son corps de l’époque mais avait gardé sa conscience d’aujourd’hui.

Sa mère préparait le sortilège, encore un de ses essais, poussée par sa curiosité insatiable. Luna essaya de l’en dissuader mais les mots ne pouvaient sortir de sa bouche. Elle n’était qu’observatrice, elle ne pouvait pas influer sur le passé. Elle était heureuse tout en étant triste, elle revoyait sa mère avec tous les détails que le temps lui avait fait oublier. Son sourire, son expression, son regard plein d’amour. Son père était certainement en train d’écrire un article pour le Chicaneur dans son bureau mais elle ne pouvait pas aller le voir.

Sa mère mélangeait les potions, prononçait quelques incantations en murmure. Luna essaya de l’en dissuader mais n’y parvins toujours pas. Les mots ne sortaient pas de sa bouche, ses bras ne voulaient pas bouger comme elle le souhaitait. Le moment fatidique approchait, les dernières touches étaient apportées à la préparation du sortilège.

« Luna, écoute-moi attentivement »

Pandora, sa mère, venait de prononcer ses mots alors que Luna n’en avait aucun souvenir.

« Tu seras une magicienne puissante quand tu seras plus grande, tu aideras un jeune homme qui aura beaucoup souffert mais dont la destinée est importante pour nous tous.

Le sort que je vais faire, tout le monde a cru qu’il avait causé ma mort par accident mais ce n’est pas vrai Luna. Je choisis de quitter ce monde pour te donner la puissance dont tu auras besoin plus tard. Je sais que tu ne dois pas le comprendre, mais plus tard tu y trouveras un sens. Je te demande seulement de n’en parler à personne, surtout pas à ton père qui serait encore plus malheureux. Ne laisse pas les gens connaitre l’étendue de ton pouvoir, certains voudront se l’approprier.

Pardonne-moi ma fille, je t’aime…»

Puis Pandora prononça les dernières incantations, avec une voix plus affirmée cette fois-ci. De quelques mouvements de baguettes, elle créa le sort voulu et s’évanouie, effondrée sur le sol. Luna pleurait, la petite Luna de l’époque comme la plus grande. Elle percevait la voix de son père, Xenophilius, qui avait entendu un bruit et demandait à Pandora si tout allait bien.

L’ombre-lumière apparue de nouveau, floue, discrète, puis Luna quitta progressivement le corps de son enfance, de ses neuf ans. Elle se voyait effondrée, à genoux à côté de sa mère, puis la scène disparue progressivement et elle vit de nouveau la salle secrète, la boule de cristal, l’autel et les tableaux.

Elle essuya une larme sur sa joue droite, l’ombre-lumière lui adressa un sourire paisible, amical, puis s’envola par le plafond.

Luna retirait ses mains de la boule de cristal qui était redevenue translucide. Elle se dirigea vers la sortie de la salle, troublée et triste par ce qu’elle venait de voir. Qui était le jeune homme en question ? Elle pensa à Harry Potter, celui dont tout le monde parlait à l’école mais n’en était pas certaine. En tout cas elle comptait bien respecter les paroles de sa mère et ne parler à personne de ce qu’elle avait vu.

Le mur s’ouvrit, et elle aperçue Rusard aux prises avec les balais-chanteurs qui lui menaient la vie dure. Elle en profita pour courir d’un pas léger en direction de sa chambre. L’école était calme et elle revint sans encombre, ses lunettes en main. Personne ne s’était réveillé et son absence n’avait pas été remarquée. Personne ne saurait rien, c’était parfait ainsi. Luna pouvait se recoucher et essayer de dormir, en pensant à sa mère et aux choses qu’elle lui avait dites.

2 réflexions sur “Pandora

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