Quelques réflexions sur le JDR 2

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Je poursuis ma réflexion sur les jeux de rôles, cette fois-ci au sujet du métagame et des joueurs.

Le métagame est plus ou moins dans tout jeu de rôle, que vous le vouliez ou non. Vous ne pouvez pas demander à vos joueurs (sauf aux très bons joueurs ou à ceux entrait aisément dans l’histoire et leur personnage) d’oublier leur personnalité propre et leurs relations avec les autres joueurs.

Certains jeux favorisent aussi le métagame, par exemple si vous disposez de jetons ou de cartes vous conférant un avantage pour aider un autre joueur. Ces jetons et cartes sont des moyens d’actions relevant du métagame, on ne peut pas justifier qu’un personnage donne un jeton à un autre. Il ou elle devrait aider, par des actions durant son tour, l’autre personnage en question.

Souvent, certains joueurs, puisque les JDRs reposent sur l’amusement et l’amitié, vont vouloir faire un coup fourré à un autre, même s’il n’y a pas de raisons explicables en prenant seulement en compte les relations entre leurs personnages.

En tant que maître du jeu, vous faites aussi du métagame. Vous connaissez vos joueurs (ou allez les connaitre après quelques sessions), et vous essayez de créer une histoire qui plaira à tout le monde, ceux qui aiment le combat et la stratégie, ceux qui aiment la diplomatie… Ce n’est pas uniquement une histoire pour les personnages car vous devez vous amuser vous, le maître du jeu et les joueurs.

Me concernant, les deux manières de jouer me vont, avec beaucou de métagame ou avec le moins possible. Cependant, je préfère quand les joueurs s’entraident avec leurs personnages, en réalisation des actions pour remporter le combat ou relever le défi.


Ma réflexion est maintenant basé sur cet article qui définit trois types de joueurs : les ludistes, les narrativistes et les simulationnistes.

Les ludistes aiment quand il y a des combats, pour les remporter et pousser leur personnage à son maximum.
Les narrativistes aiment créer une bonne histoire avec les gens présents autour de la table, même si cela entraîne la mort de leur personnage.
Les simulationnistes  veulent une simulation complexe, ressentir ce que ressent leur personnage et comprendre l’ensemble des règles régissant leur monde.

Pour faire un petit rappel sur mon article précédent, j’écrivais que les règles de bas niveau vous permettent d’être proche de votre personnage, tandis que celles de haut niveau créent une distance.
Et il y a des systèmes légers et complexes pour les deux types de règles, traditionnellement divisés entre systèmes simulationnistes (chronopages) et narrativistes (souvent faciles à apprendre).

Si je prends l’exemple de Savage Worlds, c’est vraiment un bon système pour les ludistes qui souhaitent affronter des monstres et relever des défis.
Bien sûr, vous pouvez aussi créer une bonne histoire et un monde détaillé avec ce système, mais il favorise les ludistes.
C’est aussi un système qui promeut le métagame avec l’utilisation de jetons.

Je suis d’accord avec cette distinction entre trois types de joueurs définie dans cet article cité plus haut. Le métagame est souvent apprécié par les ludistes, tandis que les narrativistes et les simulationnistes s’y intéressent moins.

Un ludiste veut créer une histoire en réalisant des choses, en tuant des monstres, en explorant de nouvelles terres. En tant que maître du jeu, vous devez être vous-même un ludiste et improviser rapidement avec ce genre de joueurs. J’ai beaucoup de ludistes à mes tables et c’est une manière de jouer que j’apprécie.

Un narrativiste veut que le maître du jeu crée une histoire profonde, un monde détaillé, qu’il détaille longuement chaque nouvelle scène. En tant que maître du jeu, vous devez être un bon conteur et préparer votre jeu à l’avance, il peut s’avérer difficile d’improviser des ennemis ou des villes détaillés.

Un simulationniste veut aussi un monde détaillé par le maître du jeu, mais cette fois-ci en y incorporant des règles précises. En tant que maître du jeu, je pense que c’est le type de joueurs le plus exigeant, mais vous pouvez vivre de très bonnes sessions si tout se déroule bien.

Bien sûr, chaque joueur a en lui un peu de ces trois catégories, mais tend plus ou moins vers l’une d’entre elles.
Personnellement, en tant que MJ, je préfère être libre d’improviser rapidement et efficacement, donc je privilégie les systèmes légers avec des règles donnant un cadre et qui ne me limite pas.
Je pense qu’inconsciemment je favorise le style de jeu ludique avec mes joueurs, j’aime l’action et les choix difficiles ou héroïques. Pour moi, le roleplay  est davantage ce que l’on fait que ce que l’ont dit ou a écrit sur sa feuille de personnage, même si c’est utile pour savoir quelles actions prendre. J’aime donc les personnages riches en background seulement si les actions suivent derrière.

Si vous avez quelque chose à dire sur tout cela, n’hésitez pas à laisser un commentaire, et dites-moi quel type de joueur vous êtes 😉

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