Les Fils de l’homme

Children of Men

Encore un excellent film, un chef-d’oeuvre du cinéma avec une méthode de tournage unique, un scénario captivant et de très bons personnages et acteurs.

Le film débute sur une question toute simple pour fixer le cadre de cette dystopie : Qu’est-ce qui arriverait s’il n’y avait plus d’enfants sur Terre, si les hommes et les femmes étaient stériles ?

On apprend que le chaos règne maintenant sur le monde, qu’il n’y a plus de gouvernements, plus d’autorités, uniquement des centaines de milliers de migrants dont l’objectif est d’atteindre le dernier pays en place sur Terre, le Royaume-Uni.
Bien évidemment, le gouvernement britannique est devenu fasciste et n’a clairement pas l’intention d’accueillir tous ces individus.

Des européens, des africains, des arabes, des asiatiques (peut-être pas des américains sauf si vous traversez l’Océan Atlantique, ce qui est presque impossible), l’humanité toute entière migre vers la Grande-Bretagne, et nombreux sont celles et ceux qui y laissent la vie en chemin. Les « chanceux » qui parviennent à atteindre les côtes du Royaume-Uni terminent leur voyage dans des camps de concentration où ils sont humiliés et traités comme des animaux.


Le personnage principal de l’histoire est Theo Faron (Clive Owen), un activiste, opposant au gouvernement qui retombe dans la résistance avec son ex-femme.
C’est un homme désabusé qui va retrouver l’envie de se battre au contact de Kee (Clare-Hope Naa K. Ashitey) qui est une jeune réfugié, le personnage clé de l’histoire puisque tous les événements surviennent en raison de son bébé, elle est un catalyseur pour les autres personnages.

Ce qui est intéressant dans ce film est le fait que vous ne pouvez avoir confiance en personne. Chacun est un potentiel collabo ou traître.
Vous voyez aussi comment certains veulent utiliser son bébé à des fins politiques, peu importe que ce soit le premier bébé depuis plusieurs années.

La méthode de tournage est aussi impressionnante, les scènes sont filmées en une fois, y compris la poursuite quand ils sont attaqués par les motards dans la forêt.
Cela rend le film plus réaliste et plus proche du spectateur.


Je ne peux pas rédiger un article sur ce film sans aborder la question des réfugiés syriens, et des autres.
C’est en effet peu différent, nous les plaçons dans des camps de détention qui ne sont guère mieux que des camps de concentration.

Je ne souhaite pas approfondir ce sujet très politique car il est aussi très complexe, et je ne sais même pas s’il y a une bonne solution.
Mais le plus insupportable est l’hypocrisie des gouvernements européens. Certains ne veulent que les migrants qualifiés et laissent les autres à la Grèce qui n’a pas les moyens financiers de gérer une telle situation.
Les décisions politiques font souffrir beaucoup de monde, et pendant ce temps, les idées d’extrême-droite gagnent du terrain dans les sociétés occidentales.

Pas vraiment une époque légère, Les Fils de l’homme est de moins en moins une dystopie…

2 réflexions sur “Les Fils de l’homme

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