Interstellar (Fr)

Interstellar

Mon premier article avec ce nouvel outil, une règle ou une idée pour Savage Worlds en lien avec le sujet abordé, jetez-y un coup d’oeil à la fin de l’article 😉

Vous trouvez la physique ennuyeuse, regardez Interstellar et vous serez passionné par les trous noirs et les trous de ver.
Quelle est la différence ? Apparemment un trou noir est juste un Packman géant dévorant tout son voisinage, tandis qu’un trou de ver fonctionne plutôt « comme un vers », vous envoyant très loin, très très loin, ailleurs dans notre galaxie, notre univers, voire même dans un univers parallèle !

Plus précisément, un trou de ver est l’addition d’un trou noir et d’un trou blanc. Tout est absorbé par le trou noir, transite par un tunnel, le pont d’Einstein-Rosen, et est expulsé par le trou blanc.

Mais en l’absence de preuves, ce sont seulement des hypothèses, alors revenons-en au film.


Dans Interstellar, la Terre n’est plus réellement vivable pour l’humanité, et elle est donc contrainte de rechercher un autre monde habitable. Un trou de ver est apparu près de Saturne, et la NASA, dans le but de trouver une nouvelle Terre, a développé en secret un engin spatial capable d’y entrer et d’explorer la galaxie de l’autre côté.

Ce qui est impressionnant dans ce film est l’histoire de Cooper avec sa fille, il est le fantôme de leur maison, on est dans un paradoxe temporel que l’on comprend uniquement à la fin du film.
L’histoire de la famille est touchante : le sacrifice du père, l’espoir et la colère de la fille. Ils sont tous deux pris dans un destin qui les dépasse et qu’ils ne comprennent qu’à la fin, après tant de souffrances.

Ce qui est aussi très intéressant est que cette histoire est probable, logique. Grâce au travail de Kip Thorne, on peut tous voir de manière réaliste ce qu’est un trou de ver, nommé Gargantua dans le film.
Et admettez-le, vous préférez le voir à l’écran plutôt qu’en vrai, n’est-ce pas ?

Les planètes sont aussi réalistes, ainsi que le paradoxe temporel sur celle gravitant autour de Gargantua. C’est donc un vrai film de science-fiction, pas un film fantastique avec des gadgets high-tech.

La différence :
La science-fiction traite des conséquences de la science sur l’humanité. Ici, les conséquences d’un trou de ver et du voyage dans le temps. L’humanité contrôle son destin.
Le fantastique traite de super-pouvoirs, de dieux, de mondes éternels. L’humanité n’est pas maître de son destin.


Comme je l’ai dit, Sunshine est basé sur les étoiles tandis qu’Insterstellar est consacré aux trous de ver, des opposés qui sont aussi les deux faces d’une même pièce. De nombreuses étoiles, celles qui ont une masse suffisante, vont mourir en se transformant en trou noir ou trou de ver.

Est-ce que les trous noirs/de ver sont la fin de quelque chose, ou un pont vers un nouvel état ?
Est-ce que les trous noirs/de ver renvoient la matière qu’ils absorbent vers une autre galaxie ou un autre univers ?

Les scientifiques ont aussi à étudier la matière noire qui pourrait rendre stable et utilisable un trou de ver, par exemple celui qui se trouve au coeur de notre galaxie, Sagittarius A. Où pourrez-t-il nous mener ?

Toutes ces questions sont fascinantes et on devrait y consacrer bien plus d’argent. Pensez à tout l’argent que l’on gaspille dans les dépenses militaires, environ 600 milliards de dollars rien que pour les Etats-Unis !
Bien sûr qu’il y a des menaces à travers le monde, mais est-ce que l’humanité n’a pas autre chose à faire sur sa petite planète perdue dans l’univers que la guerre  ? Explorer notre système solaire et notre galaxie est bien plus intéressant et pourrait apporter espoir et paix.
Pourquoi ? Parce que nous aurions un objectif commun, un objectif qui, pour être accomplit, nécessiterait une Terre unifiée.

A titre de comparaison, le budget de la NASA est de seulement 19,5 milliards de dollars. 600 milliards contre 19,5, et vous vous demandez pourquoi nous ne sommes toujours pas sur Mars…

Et on peut aussi comparer les budgets européens :
5,75 milliards d’euros pour l’ESA.
284 milliards d’euros pour l’ensemble des armées des pays membres de l’UE.

Il y a donc de l’argent, beaucoup même, pour explorer et comprendre notre univers.

En attendant, si vous voulez rêver le temps d’une pause, prenez le temps d’écouter la musique principale de ce film d’exception 😉


Savage Worlds

Je vous propose, premièrement, une règle pour gérer la gravité, et deuxièmement, une règle pour utiliser Gargantua dans votre propre scénario.

Gravité

Sur une planète avec une gravité plus faible que la Terre :

Allure : +2 case
Saut horizontal à l’arrêt : +1 case
Saut avec élan : +2 cases
Concernant la portée des armes, ajoutez la portée courte à chaque portée, donc 5/10/20 donne 10/15/25.

Sur une planète avec une gravité plus forte que la Terre :

Allure : -2 cases
Saut horizontal à l’arrêt : Test d’Agilité à 4 pour réussir.
Saut avec élan : -1 case
Concernant la portée des armes, réduisez chaque portée d’une valeur égale à la portée courte avec un minimum de 2, donc 5/10/20 donne 2/5/15.

Gargantua

Gargantua est un aspirateur géant, si vos joueurs n’y vont pas volontairement, on peut imaginer qu’ils sont apparus par erreur, peut-être que leur vaisseau spatial a eu un problème, ou qu’ils ont été interceptés.

En conséquence, un test de pilotage est requis et sa difficulté va dépendre de la distance par rapport au trou noir.
S’ils en sont loin, qu’ils ne voient pas vraiment son disque, la difficulté est de 6.
S’ils sont assez près mais qu’ils peuvent encore discerner l’espace alentour, la difficulté est de 8.
S’ils sont si proches qu’ils ne peuvent voir que le disque du trou noir, la difficulté est de 10.

Bien sûr, si le test est réussi à 10, le pilote doit ensuite réussir un test à 8, puis à 6.

Que se passe-t-il quand le test est raté, cela dépend de leur position. Un test raté à 6 rapproche le vaisseau et le pilote doit réussir ensuite un test à 8. Vous saisissez la logique, ça fonctionne comme une échelle.

Avec un échec à 10, le vaisseau est avalé par le trou noir.
Il peut être détruit ou envoyé vers une destination lointaine, cela relève de votre choix.

Cette règle permet de créer une atmosphère tendue durant la bataille, votre vaisseau ou celui de vos ennemis pouvant terminer sa course en plein dans le trou noir.
Votre pilote, bataillant avec l’attraction gravitationnelle, compte sur son équipe pour combattre et éviter que le vaisseau subisse des dégâts. Vous pouvez dire que chaque dégât subit par le vaisseau le rapproche d’un cran du trou de vers.
Bien sûr, la même règle s’applique aux ennemis, cela devient donc une véritable stratégie, en essayant par exemple de pousser le vaisseau ennemi le plus dangereux près du trou noir pour lui faire rater un test de pilotage.

Si le vaisseau est expédié vers une destination lointaine, les joueurs doivent réussir un test d’Esprit à 8 pour savoir s’ils deviennent fou. Un échec rend leur personnage fou et non-jouable, désolé, mais on parle quand même d’un trou de vers 😉

J’espère que ces règles légères seront utiles pour votre jeu, et quand vous les aurez essayé, laissez-moi un commentaire 🙂

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